Krarrtia, Krarrtia.
Je le rencontrais souvent au centre de la ville, dans le chaos de la circulation, à battre, blanc, son cheval blanc, à la charrette blanche par le transport de chaux et ciment blancs. Il me voyait rouge et me haïssait presque, car dés qu'il lève son bâton, à battre son compagnon, je le prenais à la gorge. Il jurait, insultait, et passait sa route à claquer son fouet au dessus de l'animal peu concerné..
Je n'avais pas lâché de le harceler, en effet, le traquer comme il le faisait pour sa bête…et avec le temps, il finit par reconsidérer son attitude et m'accepta stoïquement, peut être comme une composante du décor, comme les jurons quotidiens ou les caprices de son cheval. Tout de même, il m'expliqua enfin, qu'il n'en était rien, et c'était juste des coups à la volée, avec l'oral, une communication avec le cheval.
Un jour, un après midi d'été, dans un coin de la plage, un tamtam résonnait avec la musique des vagues, et des personnes dansaient en racontant des blagues. Les charrettes se dressaient haut les mains vers le ciel, et les chevaux se toisaient avec des hi et des han; et sur le sable fin blanc, les charretiers tournaient, comme de jeunes enfants.
Sur cette plage des pauvres, repoussés comme des intrus, les charretiers emplirent le lieu, de bonheur, où bêtes et humains s'enivrent de sagesse et joie de vivre.
Plus tard, au milieu de Ramadan, en passant, prés de l'endroit, une charrette se dressait sur la dite plage; je m'en suis approché, sur la pointe des pieds, seul le cheval me remarqua, car mon ami, sous l'ombre de la charrette, faisait la sieste des rois, la sieste des combattants, le repos du guerrier en cette fin de journée. J'ai tourné tout autour, sous le regard blanc du cheval, et partis sans déranger les rêves du charretier, du pauvre, du riche Krarrti.
Ainsi, Dieu, créa le monde, créa le bien et le mal, deux jumeaux qui se valent, se chamaillent sans pour autant pouvoir se séparer. C'est à l'homme, alors, de parvenir à un équilibre en dansant sur cette corde infini, de la vie.
Lihidheb mohsen
Eco Artiste
4170 Zarzis Tunisie
Je le rencontrais souvent au centre de la ville, dans le chaos de la circulation, à battre, blanc, son cheval blanc, à la charrette blanche par le transport de chaux et ciment blancs. Il me voyait rouge et me haïssait presque, car dés qu'il lève son bâton, à battre son compagnon, je le prenais à la gorge. Il jurait, insultait, et passait sa route à claquer son fouet au dessus de l'animal peu concerné..
Je n'avais pas lâché de le harceler, en effet, le traquer comme il le faisait pour sa bête…et avec le temps, il finit par reconsidérer son attitude et m'accepta stoïquement, peut être comme une composante du décor, comme les jurons quotidiens ou les caprices de son cheval. Tout de même, il m'expliqua enfin, qu'il n'en était rien, et c'était juste des coups à la volée, avec l'oral, une communication avec le cheval.
Un jour, un après midi d'été, dans un coin de la plage, un tamtam résonnait avec la musique des vagues, et des personnes dansaient en racontant des blagues. Les charrettes se dressaient haut les mains vers le ciel, et les chevaux se toisaient avec des hi et des han; et sur le sable fin blanc, les charretiers tournaient, comme de jeunes enfants.
Sur cette plage des pauvres, repoussés comme des intrus, les charretiers emplirent le lieu, de bonheur, où bêtes et humains s'enivrent de sagesse et joie de vivre.
Plus tard, au milieu de Ramadan, en passant, prés de l'endroit, une charrette se dressait sur la dite plage; je m'en suis approché, sur la pointe des pieds, seul le cheval me remarqua, car mon ami, sous l'ombre de la charrette, faisait la sieste des rois, la sieste des combattants, le repos du guerrier en cette fin de journée. J'ai tourné tout autour, sous le regard blanc du cheval, et partis sans déranger les rêves du charretier, du pauvre, du riche Krarrti.
Ainsi, Dieu, créa le monde, créa le bien et le mal, deux jumeaux qui se valent, se chamaillent sans pour autant pouvoir se séparer. C'est à l'homme, alors, de parvenir à un équilibre en dansant sur cette corde infini, de la vie.
Lihidheb mohsen
Eco Artiste
4170 Zarzis Tunisie
