Eco-Mosquées
Lorsqu'on est en conciliation dynamique, active et permanente avec le créateur et les créatures, on peut se permettre d'aborder de bonne foi, certains sujets, occultés et négligés par l'unanimisme ou l'obscurantisme stérilisant.
J'ai personnellement grandi dans une période, où la Mosquée du village était complètement en symbiose avec l'oasis, les hommes et leurs activités. On initiait les enfants à la lecture et l'écriture. On encadrait moralement sans excès les jeunes. On donnait à manger aux pauvres. On priait sur des nattes (Hassir) fabriquées par les tiges de plantes locales par les techniques traditionnelles d'artisans locaux. On buvait de l'eau fraîche dans des jarres, Obara, gargoulettes en terre cuite. On se parfumait en sortant de la prière, par de l'eau de rose. On irriguait le verger par l'eau des ablutions légères, sachant que la Mosquée encourageait le boisement en arbres fruitiers et interdisait la destruction des arbres dans un périmètre de 3 km autour de ce lieu de culte.
Maintenant, les tapis synthétiques aux odeurs toxiques, ont remplacé les nattes. Les glacières fabriquées en Chine ont remplacé les jarres de Guellala. Les appareils électromagnétiques ont remplacé la belle voix du Muezzin. Les projecteurs et extravagances lumineuses ont remplacé la lumière de Dieu et les bougies palpitantes d'autrefois, avec toutes les conséquences en consommation d'énergie. Les dizaines de voitures devant chaque Mosquée et à chaque prière, démontrent que les gens ne viennent plus à pieds, mais utilisent les voitures et consomment beaucoup de carburants.
"C'est un nouveau riche qui a offert une tapisserie synthétique complète pour notre Mosquée, mais devant les quintes de toux des vieillards allergiques aux odeurs chimiques qu'ils respirent à pleins poumons quand ils se prosternent, je commence à regretter ces dons empoisonnés." m'a affirmé un Imam.
Pourquoi, donc, la Mosquée ne se démarquerait 'elle pas de la consommation sauvage et reste en harmonie avec ses alliés naturels, l'artisan et l'éco-systéme.?? Que Dieu nous guide vers le bon chemin.
Lihidheb mohsen
Mémoire de la mer Zarzis
www.seamemory.org
http://zarzissea.skyblog.org
Lorsqu'on est en conciliation dynamique, active et permanente avec le créateur et les créatures, on peut se permettre d'aborder de bonne foi, certains sujets, occultés et négligés par l'unanimisme ou l'obscurantisme stérilisant.
J'ai personnellement grandi dans une période, où la Mosquée du village était complètement en symbiose avec l'oasis, les hommes et leurs activités. On initiait les enfants à la lecture et l'écriture. On encadrait moralement sans excès les jeunes. On donnait à manger aux pauvres. On priait sur des nattes (Hassir) fabriquées par les tiges de plantes locales par les techniques traditionnelles d'artisans locaux. On buvait de l'eau fraîche dans des jarres, Obara, gargoulettes en terre cuite. On se parfumait en sortant de la prière, par de l'eau de rose. On irriguait le verger par l'eau des ablutions légères, sachant que la Mosquée encourageait le boisement en arbres fruitiers et interdisait la destruction des arbres dans un périmètre de 3 km autour de ce lieu de culte.
Maintenant, les tapis synthétiques aux odeurs toxiques, ont remplacé les nattes. Les glacières fabriquées en Chine ont remplacé les jarres de Guellala. Les appareils électromagnétiques ont remplacé la belle voix du Muezzin. Les projecteurs et extravagances lumineuses ont remplacé la lumière de Dieu et les bougies palpitantes d'autrefois, avec toutes les conséquences en consommation d'énergie. Les dizaines de voitures devant chaque Mosquée et à chaque prière, démontrent que les gens ne viennent plus à pieds, mais utilisent les voitures et consomment beaucoup de carburants.
"C'est un nouveau riche qui a offert une tapisserie synthétique complète pour notre Mosquée, mais devant les quintes de toux des vieillards allergiques aux odeurs chimiques qu'ils respirent à pleins poumons quand ils se prosternent, je commence à regretter ces dons empoisonnés." m'a affirmé un Imam.
Pourquoi, donc, la Mosquée ne se démarquerait 'elle pas de la consommation sauvage et reste en harmonie avec ses alliés naturels, l'artisan et l'éco-systéme.?? Que Dieu nous guide vers le bon chemin.
Lihidheb mohsen
Mémoire de la mer Zarzis
www.seamemory.org
http://zarzissea.skyblog.org
